Robert Nyst Admin

Age : 57 Inscrit le : 15 Fév 2007 Messages : 746 Localisation : Belgique Qualification : Technicien dentaire indépendant
 | Sujet: Une pluie d'or Jeu 12 Avr - 7:39 | |
| Il me semble vous avoir déjà parlé de l'A380... ha ha !
Curieux que de l'or soit toujours symbole de réussite ! ! !
Voici la morale de cette histoire ?
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=41673&1837
Les parachutes en or des patrons sous le feu de la critique Reuters
Les indemnités de départ des grands patrons sont revenues sous le feu de la critique mercredi après l'annonce de la somme perçue par Noël Forgeard à son départ du groupe EADS, dont la filiale Airbus prévoit de supprimer 10.000 emplois sur quatre ans en Europe.
L'ancien coprésident exécutif a perçu plus de six millions d'euros en quittant le groupe d'aéronautique, de défense et d'espace en juillet 2006, auxquels il faut ajouter une indemnité de "non concurrence" de près de 2,5 millions d'euros, selon des documents publiés mardi sur le site internet de la société.
Rejointe par une partie de la droite, la gauche a vu dans cette prime un "scandale" et certains ont promis de légiférer sur le sujet en cas de succès à l'élection présidentielle.
La polémique sur les "parachutes en or" a surgi l'an dernier après qu'Antoine Zacharias, président de Vinci, eut quitté le groupe de B-TP avec 13 millions d'euros d'indemnités.
Outre le "golden parachute" de Noël Forgeard, plusieurs informations ont alimenté la controverse mercredi, comme l'annonce du montant de la prime de 5,7 millions d'euros versée à Serge Tchuruk, ancien P-DG d'Alcatel, lorsqu'il a quitté la direction générale de l'équipementier télécoms au moment de la fusion avec Lucent.
Dans un entretien publié mercredi par Les Echos, Jean-François Roverato, le P-DG du groupe Eiffage qui s'apprête à céder la direction opérationnelle, a voulu de son côté justifier l'obtention de 195.000 actions gratuites, en soulignant qu'il n'avait reçu aucune stock-option depuis 1989.
Selon une étude publiée en décembre dernier par Proxinvest, 38 hauts dirigeants ont touché à eux seuls 107 millions d'euros de primes de départ depuis le début de l'année 2005.
CRITIQUES A GAUCHE ET A DROITE
Ségolène Royal, la candidate socialiste, a qualifié de "scandale" et de "provocation" la somme versée à Noël Forgeard.
"Il faut mettre fin à ce système ultralibéral qui fait que ce sont toujours les salariés dans la politique que la droite a menée qui payent les difficultés des entreprises et les erreurs surtout du patronat", a-t-elle dit sur France 2.
Soulignant que l'Etat français est actionnaire de référence du groupe EADS, avec 15% du capital, le PS a estimé dans un communiqué qu'"il est évident que le gouvernement a autorisé le versement de ces indemnités".
Il s'est une nouvelle fois engagé à "encadrer par la loi le montant et les conditions de versements des rémunérations des dirigeants, en particulier les stock-options et les indemnités de départ de toutes natures".
Le candidat de l'UDF, François Bayrou, a assuré lors d'un déplacement en Mayenne qu'il proposerait une "loi de moralisation de la vie économique" pour assurer la transparence et éviter des "privilèges énormes".
"Ça ne peut plus durer comme ça, on a tous les jours des annonces d'incroyables opérations financières, des indemnités énormes, des primes énormes, des privilèges énormes, et ceci porte atteinte à la confiance que les gens peuvent avoir dans les entreprises", a-t-il déclaré à la presse.
Patrick Ollier, président de l'Assemblée nationale et député UMP, s'est dit "indigné" par les indemnités de Noël Forgeard.
Jugeant légitime qu'un patron "méritant" soit associé à la réussite de son entreprise, il a déclaré en marge d'une conférence de presse que "dans certaines conditions comme celles ci on parte avec effectivement un système qui permet d'obtenir une masse aussi importante de ce qu'on appelle les stocks-options, je trouve ça tout à fait insupportable".
La prime de départ de Noël Forgeard n'inclut pas de stock-option mais l'ancien dirigeant d'EADS avait été très critiqué pour avoir levé des options avant la chute du titre liée aux retards de l'A380 au printemps 2006.
"Celui qui ne paie pas le ticket de RER va en prison, celui qui vole et met au chômage des milliers de salariés touche des millions", s'est indigné José Bové, candidat altermondialiste à l'élection présidentielle, dans un communiqué.
Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a qualifié ces indemnités de "scandale" et jugé dans un communiqué qu'"une fois de plus les grands patrons s'en mettent plein les poches".
"La rémunération des grands patrons doit cesser d'être une zone de non droit", a estimé de son côté la candidate communiste Marie-George Buffet, selon qui "ces chiffres donnent la nausée".
"J'entends déjà les Dupont et Dupond de la droite, le couple Sarkozy/Bayrou, s'en prendre encore une fois aux parachutes dorés, aux patrons voyous. Mais cette comédie ne trompe personne", dit-elle dans un communiqué.
 _________________ « Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/ |
|