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Robert Nyst Admin

Age : 57 Inscrit le : 15 Fév 2007 Messages : 744 Localisation : Belgique Qualification : Technicien dentaire indépendant
| Sujet: Produits anesthésiants Lun 19 Fév - 9:30 | |
| L’anesthésie, son histoire, ses méthodes, ses risques. L'anesthésie est une technique relativement récente eu égard à l'histoire de la médecine. Cette discipline a connu son essor après la seconde guerre mondiale. Mais comment faisaient-ils avant ? Les techniques d'anesthésie utilisées étaient partielles et rudimentaires. Les premières tentatives pour diminuer la douleur ont été utilisées dès l'Antiquité en employant des produits comme l'opium, le chanvre indien (en Chine par Hua T'o en 240), la ciguë ou la feuille de coca. Au XIIIe siècle, on utilisait aussi le vitriol doux. Parfois, en comprimant fortement les vaisseaux et les nerfs, le patient tombait en syncope, et le « médecin » en profitait alors pour exercer des actes chirurgicaux (Valverdi et James) 5 ou 6 siècles plus tard. Les saignées abondantes étaient aussi prescrites. Ces méthodes étaient on ne peut plus dangereuses et furent progressivement abandonnées. On s'aperçut que le froid réduisait la douleur lors des amputations notamment. L'hypnose fut également tentée au XVIIIe siècle par le Suisse Messmer. D'autres techniques furent testées comme l'acupuncture, le magnétisme, l'électricité au début du XIXe siècle, sans résultats probants. L'histoire des anesthésiques proprement dits débute en 1799 par l'expérimentation de l'éther et du gaz hilarant grâce à Humphrey Davy. Ces produits étaient utilisés auparavant uniquement pour leurs effets stupéfiants car le protoxyde d'azote ou gaz hilarant avait été découvert en 1772 par Joseph Priestley (accusé de sorcellerie). Humphrey Davy expérimente le produit sur des animaux puis sur l'homme. Quant à l'éther, c'est le médecin américain Crawford Long qui s'est aperçu de l'efficacité de ce produit après avoir constaté que les coups reçus au cours d' « éther-parties » étaient indolores. Il pratique donc des tentatives d'anesthésie sur ses amis. La découverte de l'anesthésie fut une véritable révolution. Ether, protoxyde d'azote puis chloroforme furent de plus en plus utilisés. Pour exemple, le chloroforme devint célèbre pour avoir été utilisé pour la reine Victoria lors de son accouchement du prince Albert en 1857. La première anesthésie dans le monde a été pratiquée par un chirurgien-dentiste américain, William Green Norton à Boston le 16 octobre 1846. Il a administré de l'éther sulfurique à un patient, permettant ainsi l'ablation d'une tuméfaction du cou sans douleur. Les anesthésies se généralisèrent : elles étaient pratiquées par le chirurgien qui opérait souvent au domicile du patient. Autant dire qu'aucune surveillance n'était exercée ce qui avait souvent des conséquences dramatiques. On découvrit également la procaïne en 1905 (toujours utilisées aujourd'hui en anesthésie locale). Enfin, le curare et ses dérivés (connus depuis des siècles par les Indiens d'Amérique du Sud) furent utilisés en 1906 par Arthur Laewen, un chirurgien allemand. L'anesthésie moderne débute vraiment après la seconde guerre mondiale avec le Penthotal, anesthésiant intraveineux. Aujourd'hui, les produits anesthésiants sont tellement nombreux qu'il n'existe pratiquement plus de contre-indication à l'anesthésie. Peu importe l'âge et le type de chirurgie, les progrès pharmacologiques et d'appareillage permettent d'opérer tout à chacun. Aujourd'hui l'anesthésie est scrupuleusement surveillée par des médecins et infirmiers spécialisés dans ce domaine. Il est loin de temps des opérations torturantes, des patients qui hurlaient de douleur, des amputations à vif... Aujourd'hui, l'anesthésie est utilisée dans tous les domaines médicaux : obstétrique, stomatologie, ophtalmologie, ORL, gynécologie, dermatologie, esthétique... Les types d'anesthésie sont différents selon les opérations à effectuer : l'anesthésie générale, la rachianesthésie, l'anesthésie péridurale, l'anesthésie péribulbaire, la sédation, l'anesthésie ambulatoire, l'anesthésie des enfants... L'anesthésie générale vous endort grâce à des médicaments par voie intraveineuse, soit par respiration de vapeurs anesthésiques. A part quelques petites gênes au réveil, les complications sérieuses sont imprévisibles, comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, mais rassurez-vous, elles sont extrêmement rares (une complication sérieuse ne survient que sur des centaines de milliers d'anesthésie). La rachianesthésie est une anesthésie loco régionale qui endort la partie inférieure du corps grâce à une injection entre deux vertèbres lombaires. L'anesthésie péri bulbaire est également une anesthésie loco régionale pour les chirurgies de la rétine ou de l’œil : elle est peu douloureuse et rapide. La sédation complète l'anesthésie locale pour des petits gestes chirurgicaux par des anxiolytiques ou des antalgiques. L'anesthésie ambulatoire vous permet d'entrer en clinique le matin et de sortir quelques heures après. Enfin, la douleur des enfants, longtemps ignorée et mal cernée, est maintenant vraiment prise en compte. Des méthodes psychologiques ont été mises au point pour aider l'enfant à exprimer sa douleur (une échelle graduée par exemple). Donc, il est faux de penser que l'anesthésie d'un enfant présente plus de risques ou soit plus délicate à réaliser. Bien sûr, avant toute anesthésie, un bilan préopératoire est réalisé pour éviter tout risque (allergie notamment). Vous êtes constamment surveillé lors de l'opération et aussi en phase de réveil. Et si quelques très rares accidents ont lieu de manière tout à fait exceptionnelle et font la Une des médias, on peut légitimement penser que nos ancêtres auraient sans doute bien aimé vivre à notre époque pour pouvoir être soignés sans douleurs ! Date de création : 05/09/06 Auteur : Chris http://www.aquadesign.be/news/article-3456.php _________________ « Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/ |
|  | | Robert Nyst Admin

Age : 57 Inscrit le : 15 Fév 2007 Messages : 744 Localisation : Belgique Qualification : Technicien dentaire indépendant
| Sujet: Re: Produits anesthésiants Sam 24 Fév - 17:00 | |
| Histoire de l’anesthésie.
Joseph Priestley.(1733-1804). Pasteur anglais exerçant à Leeds, et passionné de chimie, il réussit tout d'abord à isoler le gaz carbonique, puis l'oxygène de l'air. Aidé par le comte de Shelburne (vivant à Calne près de Leeds), il parvint à produire de l'oxyde d'azote pur, puis le fameux protoxyde d'azote. qui allait rapidement être baptisé " gaz hilarant". Mais, toutes ces expériences chimiques dans les caves du château ne sont pas du goût de ses concitoyens qui l'accuse rapidement de sorcellerie. Il meurt à l'age de 71 ans, sans avoir pu appliquer les vertus anesthésiques de sa découverte chez l'homme. Humphrey Davy.(1778-1829). Ce jeune apprenti pharmacien reprend les travaux de Priestley sur le protoxyde d'azote. Il met au point un ballonnet de soie ,muni d'une tubulure, pour en faciliter l'usage. Il émet l'hypothèse d'utiliser ce gaz pour lutter contre la douleur chirurgicale, mais son idée n'est pas retenue. Michael Faraday.(1791-1867). En 1818, ce jeune préparateur en pharmacie découvre les pouvoirs narcotiques des vapeurs d'éther.
Henry Hill Hickman.(1801-1830). Jeune médecin, il va se consacrer à l'étude expérimentale rigoureuse de ces différents gaz sur l'animal. Il va alors décrire" un état d'animation suspendue", permettant d'opérer des animaux sans aucune douleur.
Les pionniers
Horace Wells.(1815-1848). Dentiste à Hartford, Wells expérimente sur lui-même les effets du protoxyde d'azote lors d'une extraction dentaire effectuée par John Riggs(décembre 1844).. C'est Gardner Quincy Colton, , directeur du cirque du Gaz Hilarant, qui administre à Wells le fameux peroxyde d'azote stocké dans un ballon de soie muni d'un embout. C'est un franc succès, Wells n'a rien senti. Fort de cette expérience, Wells applique la méthode à ses patients. On vient se faire arracher les dents chez Wells. Mais, ce fut un échec cuisant quand Wells tente de nouveau l'expérience devant le célèbre chirurgien Warren.
William Green Morton.(1819-1868). Dentiste installé à Boston, il utilise aussi le protoxyde d'azote, mais d'autre part, il avait également remarqué les effets anesthésiants de l'éther, appliqué localement sur une dent douloureuse. Le 30 septembre 1846,il effectue avec succès et sans douleur, une extraction dentaire sous éther. Le 16 octobre 1846, contrairement à son homologue Wells, Morton pratique une anesthésie générale par inhalation d'éther sulfurique pour un patient du chirugien Warren, le jeune Edward Gilbert Abbott. Celui-ci souffre d'une tumeur du cou. L'intervention se déroule parfaitement, le patient n'a rien senti. C'est un succès sans précédent.
Jackson. Chimiste réputé, Jackson est une personnalité importante de Boston. Il connait bien les effets de l'éther, notamment de l'éther sulfurique pur.Il conseille Morton pour la fabrication d'un appareil destiné à faire inhaler le gaz miraculeux.
Crawford W. Long. Il semblerait en fait, que ce soit lui, le précurseur de l'anesthésie à l'éther sulfurique , puisque en 1842, il utilisait déjà ce volatile comme anesthésique pour les petites interventions. Mais il n'a jamais cherché à se faire connaître et son nom est rapidement tombé dans l'oubli.
Anesthésies pratiquées par Morton.(1846).
http://www.chazallet.com/web_patchaz/appli/view_content.asp?cid=148 _________________ « Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/ |
|  | | Robert Nyst Admin

Age : 57 Inscrit le : 15 Fév 2007 Messages : 744 Localisation : Belgique Qualification : Technicien dentaire indépendant
| Sujet: Re: Produits anesthésiants Sam 24 Fév - 17:09 | |
| Le clou de girofle
Si cet article vous rappelle qu'il vous faut prendre rendez-vous chez le dentiste, j'en suis désolé. Il n'empêche que tout un chacun connaît l'odeur du clou de girofle grâce à cet homme de l'art. L’histoire du clou de girofle, la plus populaire mais aussi la plus mystérieuse des épices, pourrait faire l’objet d’un palpitant roman d’aventures. D’où vient-elle ? Les chinois qui l’utilisaient dès le III ème siècle avant notre ère pour se parfumer l’haleine ignoraient déjà sa provenance exacte. Ils l’achetaient en Inde orientale et savaient seulement qu’elle provenait des îles du Sud-Est, à des mois de navigation. Plus tard, des marchands arabes l’achètent lors de leurs pérégrinations dans le golfe du Bengale et la mer de Chine pour l’approvisionnement des marchés syriens et libanais. De là, elle parvient à Rome où elle fut très recherchée. Son heure de gloire sonna au Moyen-Age, dans la cuisine où elle entre dans 15,55% des recettes des Viandier et 14,79% de celle du Ménagier de Paris, et dans la pharmacopée où elle est la panacée dans la lutte contre de vilaines maladies comme la peste, la catarrhe et … l’impuissance. Le clou de girofle vaut extrêmement cher, tout le monde en veut mais personne ne sait d’où elle vient. Et si quelques uns le savent ils se gardent bien de divulguer leur secret qui faisait leur fortune. Marco Polo pensait qu’elle venait du sud du Tibet, ou de Java voire des parages de Sumatra. Vasco de Gama apprit d’un roitelet africain qu’elle était cultivée dans les îles Célèbes. Mais ce fut Albuquerque qui découvrit que les Moluques étaient bien la source des girofles. Un des capitaines de la flotte d’Albuquerque, Serrao, fit naufrage et fut recueilli par des malais qui allait chercher la girofle à Amboine des Moluques dont il devint vice-roi : des îles au nom aussi poétiques que Miaou, Babar et Zzubu. Après de multiples et cruels combats contre les anglais, les hollandais se rendent maîtres des Moluques et de la précieuse girofle. Ils font cultiver les girofliers uniquement sur les îles de Ternate et d’Amboine par des indigènes sous haute surveillance et détruisent les arbres partout ailleurs. Ce monopole ne plaisait pas à tout le monde car il faisait grimper les prix d’un produit dont on importait 9000 livres par an, en France, à la fin de l’Ancien Régime; aussi la Compagnie Française des Indes missionna-t-elle Pierre Poivre pour aller chercher ce fameux clou de girofle. Lors d’un premier voyage, il transporta clandestinement quelques plants de muscadier de Timor à l’île de France, sans résultat. Nommé, par le duc de Praslin, Grand Intendant des Mascareignes, il réussit à obtenir quelques plants des épices séquestrées par les hollandais qui furent plantés dans l’île de La Réunion. Il n’y eut qu’un survivant qui est l’ancêtre de tous les muscadiers de la Réunion, de Maurice, de Madagascar, de Cayenne, de Saint Domingue et de la Martinique, des Comores, des Seychelles et de Zanzibar, maintenant le plus grand centre giroflier du monde. Le giroflier est un arbre persistant magnifique qui peut atteindre une dizaine de mètres de haut. Il aime le climat tropical, humide et chaud, il a donc élu domicile spontanément dans les îles tropicales. Ses feuilles ressemblent à celles du laurier et ses fleurs ont de beaux pétales jaunes que l’on ne voit jamais puisque l’on cueille les boutons avant qu’ils ne deviennent des étamines. Ces boutons sont cueillis dès qu’ils commencent à rosir. Mis à sécher sur des nattes au soleil, ils virent au brun foncé et prennent cette forme de vieux clous, pendant ce séchage, ils se gorgent de saveurs et de senteurs. Il contient une huile essentielle qui lui donne cette odeur si caractéristique qui s’évapore lorsqu’on le broie. Le clou de girofle purifie l’haleine, comme on l’a déjà dit, et soigne les maux de dents, car il a des pouvoirs anesthésiants, cicatrisants et désinfectants. En cuisine, il entre dans la poudre des cinq parfums chinois et de nombreux mélanges d’épices indiens. Planté dans un oignon, il relève les bouillons du pot au feu, les marinades, les pâtés et les civets où son alliance avec l’ail fait merveille, les pains d’épices et certaines boissons : tisanes ou thés parfumés, jus de fruits et vins chauds. Il se marie particulièrement bien avec la pomme, la poire et l’orange. C’est pourquoi on l’utilise pour réaliser la pomme d’ambre: délicat parfum d’intérieur. Il suffit pour cela de piquer une orange de clous de girofle. http://www.chazallet.com/web_patchaz/appli/view_content.asp?cid=148 _________________ « Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/ |
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| Sujet: L’anesthésie, son histoire, ses méthodes, ses risques Lun 9 Avr - 12:57 | |
| http://www.aquadesign.be/news/article-3456.php L’anesthésie, son histoire, ses méthodes, ses risques
L'anesthésie est une technique relativement récente eu égard à l'histoire de la médecine. Cette discipline a connu son essor après la seconde guerre mondiale. Mais comment faisaient-ils avant ? Les techniques d'anesthésie utilisées étaient partielles et rudimentaires. Les premières tentatives pour diminuer la douleur ont été utilisées dès l'Antiquité en employant des produits comme l'opium, le chanvre indien (en Chine par Hua T'o en 240), la ciguë ou la feuille de coca. Au XIIIe siècle, on utilisait aussi le vitriol doux. Parfois, en comprimant fortement les vaisseaux et les nerfs, le patient tombait en syncope, et le « médecin » en profitait alors pour exercer des actes chirurgicaux (Valverdi et James) 5 ou 6 siècles plus tard. Les saignées abondantes étaient aussi prescrites. Ces méthodes étaient on ne peut plus dangereuses et furent progressivement abandonnées. On s'aperçut que le froid réduisait la douleur lors des amputations notamment. L'hypnose fut également tentée au XVIIIe siècle par le Suisse Messmer. D'autres techniques furent testées comme l'acupuncture, le magnétisme, l'électricité au début du XIXe siècle, sans résultats probants. L'histoire des anesthésiques proprement dits débute en 1799 par l'expérimentation de l'éther et du gaz hilarant grâce à Humphrey Davy. Ces produits étaient utilisés auparavant uniquement pour leurs effets stupéfiants car le protoxyde d'azote ou gaz hilarant avait été découvert en 1772 par Joseph Priestley (accusé de sorcellerie). Humphrey Davy expérimente le produit sur des animaux puis sur l'homme. Quant à l'éther, c'est le médecin américain Crawford Long qui s'est aperçu de l'efficacité de ce produit après avoir constaté que les coups reçus au cours d' « éther-parties » étaient indolores. Il pratique donc des tentatives d'anesthésie sur ses amis. La découverte de l'anesthésie fut une véritable révolution. Ether, protoxyde d'azote puis chloroforme furent de plus en plus utilisés. Pour exemple, le chloroforme devint célèbre pour avoir été utilisé pour la reine Victoria lors de son accouchement du prince Albert en 1857. La première anesthésie dans le monde a été pratiquée par un chirurgien-dentiste américain, William Green Norton à Boston le 16 octobre 1846. Il a administré de l'éther sulfurique à un patient, permettant ainsi l'ablation d'une tuméfaction du cou sans douleur. Les anesthésies se généralisèrent : elles étaient pratiquées par le chirurgien qui opérait souvent au domicile du patient. Autant dire qu'aucune surveillance n'était exercée ce qui avait souvent des conséquences dramatiques. On découvrit également la procaïne en 1905 (toujours utilisées aujourd'hui en anesthésie locale). Enfin, le curare et ses dérivés (connus depuis des siècles par les Indiens d'Amérique du Sud) furent utilisés en 1906 par Arthur Laewen, un chirurgien allemand. L'anesthésie moderne débute vraiment après la seconde guerre mondiale avec le Penthotal, anesthésiant intraveineux. Aujourd'hui, les produits anesthésiants sont tellement nombreux qu'il n'existe pratiquement plus de contre-indication à l'anesthésie. Peu importe l'âge et le type de chirurgie, les progrès pharmacologiques et d'appareillage permettent d'opérer tout à chacun. Aujourd'hui l'anesthésie est scrupuleusement surveillée par des médecins et infirmiers spécialisés dans ce domaine. Il est loin de temps des opérations torturantes, des patients qui hurlaient de douleur, des amputations à vif... Aujourd'hui, l'anesthésie est utilisée dans tous les domaines médicaux : obstétrique, stomatologie, ophtalmologie, ORL, gynécologie, dermatologie, esthétique... Les types d'anesthésie sont différents selon les opérations à effectuer : l'anesthésie générale, la rachianesthésie, l'anesthésie péridurale, l'anesthésie péribulbaire, la sédation, l'anesthésie ambulatoire, l'anesthésie des enfants... L'anesthésie générale vous endort grâce à des médicaments par voie intraveineuse, soit par respiration de vapeurs anesthésiques. A part quelques petites gênes au réveil, les complications sérieuses sont imprévisibles, comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, mais rassurez-vous, elles sont extrêmement rares (une complication sérieuse ne survient que sur des centaines de milliers d'anesthésie). La rachianesthésie est une anesthésie loco régionale qui endort la partie inférieure du corps grâce à une injection entre deux vertèbres lombaires. L'anesthésie péribulbaire est également une anesthésie loco régionale pour les chirurgies de la rétine ou de l'oeil : elle est peu douloureuse et rapide. La sédation complète l'anesthésie locale pour des petits gestes chirurgicaux par des anxiolytiques ou des antalgiques. L'anesthésie ambulatoire vous permet d'entrer en clinique le matin et de sortir quelques heures après. Enfin, la douleur des enfants, longtemps ignorée et mal cernée, est maintenant vraiment prise en compte. Des méthodes psychologiques ont été mises au point pour aider l'enfant à exprimer sa douleur (une échelle graduée par exemple). Donc, il est faux de penser que l'anesthésie d'un enfant présente plus de risques ou soit plus délicate à réaliser. Bien sûr, avant toute anesthésie, un bilan préopératoire est réalisé pour éviter tout risque (allergie notamment). Vous êtes constamment surveillé lors de l'opération et aussi en phase de réveil. Et si quelques très rares accidents ont lieu de manière tout à fait exceptionnelle et font la Une des médias, on peut légitimement penser que nos ancêtres auraient sans doute bien aimé vivre à notre époque pour pouvoir être soignés sans douleurs !
Date de création : 05/09/06 14:03 Auteur : Chris _________________ « Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/ |
|  | | Robert Nyst Admin

Age : 57 Inscrit le : 15 Fév 2007 Messages : 744 Localisation : Belgique Qualification : Technicien dentaire indépendant
| Sujet: Re: Produits anesthésiants Jeu 6 Sep - 12:49 | |
| http://www.lanutrition.fr/Les-risques-de-l-anesth%C3%A9sie-a-1514-145.html
Les risques de l’anesthésie
La Nutrition.fr, le 12/04/2007
Plus personne aujourd’hui n’imagine se faire opérer sans être anesthésié. Pratique à haut risque, l’anesthésie jouit en France d’une réputation de sérieux et de compétence. Une vaste enquête diligentée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) vient confirmer cette idée mais rappelle que c’est un geste qui reste toujours dangereux.
L’anesthésie est une pratique médicale consistant à supprimer les sensations douloureuses pour permettre une procédure médicale qui autrement serait trop douloureuse. L'anesthésie loco-régionale est aussi pratiquée dans les cas de douleurs chroniques. Chaque année des millions de français subissent une anesthésie, dans la grande majorité des cas avec succès mais parfois des complications imprévues surviennent, elles entrainent chaque année plusieurs décès.
L’enquête publiée par l’InVS relève l’état de la situation anesthésique en France en 1996 et 1999. C’est la deuxième du genre, après celle menée dans les années 78-82 et dont les résultats alarmants avaient abouti fin 1994 au décret sur la sécurité anesthésique, qui donnait un caractère réglementaire à des pratiques souhaitées par les professionnels : consultation pré-anesthésique, surveillance avec du matériel spécifique, procédures de vérification et de maintenance du matériel, surveillance après l’intervention dans des locaux et avec un personnel dédié... Depuis, aucune étude n’avait mesuré d’éventuels progrès.
Le premier constat est encourageant puisqu’entre les deux enquêtes la mortalité directement liée à l’anesthésie a pratiquement était divisé par 10 : de 76 par million on est passé à 7 par million. De même, pour les décès partiellement imputables à l’anesthésie le nombre chute de 263 par million à 47. Ils augmentent avec l’âge et avec les pathologies, passant de 5 à 554 par million entre les classes I et IV de l’ASA (une évaluation du risque anesthésique). Parmi les causes, les pneumopathies d’inhalation viennent en tête, mais aussi les chutes de tension durant l’opération et plus tard l’anémie associée à la crise cardiaque.
Les chirurgies les plus risquées restent l’orthopédie, particulièrement les fractures du fémur et les prothèses de hanche, et la neurochirurgie (rachis). En deuxième, on retrouve les opérations digestives (cancers et péritonite) et enfin la chirurgie vasculaire. Une centaine de patients meurent chaque année à cause « d’une gestion imparfaite des pertes sanguines ». Enfin certains établissements ne sont pas adaptés aux soins qu’ils délivrent.
http://www.invs.sante.fr/beh/2007/14/beh_14_2007.pdf _________________ « Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/ |
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