Robert Nyst Admin

Age : 57 Inscrit le : 15 Fév 2007 Messages : 743 Localisation : Belgique Qualification : Technicien dentaire indépendant
| Sujet: Les procédés numériques Jeu 30 Aoû - 14:22 | |
| http://www.afpr.asso.fr/data/info/articles/061030_1.htm
Un regard nouveau sur la CAO/FAO dentaire
Deux procédés numériques sont proposés aux prothésistes pour la fabrication de chapes et de bridges :
Par Sylvestre Nunès, Art-Of-Design.
Après un inventaire des procédés numériques, des solutions et des services proposés, AOD vous donne ses premières impressions sur le marché de la CFAO pour les prothésistes : une profession prise en otage mais qui ne devraient plus le demeurer longtemps car depuis quelques mois de nouvelles offres viennent bouleverser les dictâtes établis. Nous tâchons aussi de vous apporter un éclairage sur ce qu'il faut savoir pour appréhender les technologies CFAO. Et pour finir, nous vous prouvons, noir sur blanc, que travailler avec des systèmes " ouverts " et avec des fournisseurs qui les acceptent, c'est déjà possible.
1. Utilisation du numérique pour fabriquer les maquettes pour la fonderie
Trois technologies sont mises en œuvre :
-Un scanner pour la numérisation 3D du plâtre -Un logiciel de CAO pour la conception des restaurations (chapes et armatures de bridges) -Un système de fabrication additive (imprimante 3D) pour la fabrication des maquettes (maîtres modèles) pour la fonderie cire perdue.
Jusqu'à cette année, une seule offre était disponible sur le marché dentaire: celle de la société franco-canadienne Cynovad. Cette offre comprend un scanner et un logiciel de CAO, conçus par Cynovad, et une imprimante 3D de 3D Systems (USA), en l'occurrence la InVision HR (Haute Résolution) rebaptisée Neo Print par Cynovad.
Mais en l'espace de six mois, l'offre a évolué très rapidement. Tout d'abord, à l'occasion du Forum Dental en avril dernier, Henry Schein a lancé en France la première solution de CAO dentaire permettant aux prothésistes d'exporter ses réalisations. Cette solution comprend un scanner et un logiciel de 3Shape (Danemark). Henry Schein commercialise également l'imprimante 3D InVision DP (Dental Professional) que 3D Systems a dévoilé en février 2006 sur le salon LMT Lab Day à Chicago. 3D
Systems a lancé cet été la même offre que Henry Schein, mais cette dernière déclare avoir un contrat d'exclusivité avec 3D Systems sur certains marchés, dont celui du dentaire en France. En novembre 2005, Laserdenta (Suisse) lançait son scanner OpenScan pour le dentaire. En septembre 2006, elle a passé un accord avec Cynovad lui permettant de commercialiser le logiciel Neo Design (une version légèrement simplifiée) en complément de son scanner. Depuis cet accord, la jeune société Digilea vend en France cette solution scanner/CAO de
Laserdenta, et elle propose également des imprimantes 3D : la Perfactory de Envisiontec (Allemagne) ainsi que la Neo Print de Cynovad (l'InVision HR). Multistation, un intégrateur de logiciels et de matériels de numérisation 3D, de fabrication additive et d'usinage, commercialise le scanner OpenScan de Laserdenta depuis son lancement. Elle vend aussi en France cette solution scanner/CAO de Laserdenta, et propose le système T6x de SolidScape (USA) pour la fabrication additive de modèles en cire.
Une quatrième offre voit le jour chez MB Dental. Cette filiale de MB Proto, société spécialisée dans les services de prototypage et fabrication rapides, est née pour proposer des services de production de chapes et d'armatures de bridges par procédé de fusion laser de poudres cobalt-chrome. Mais confrontée au problème que la plupart des prothésistes équipés d'une CAO ne sont pas, actuellement, en mesure de lui fournir des modèles numériques, elle a du trouver une solution scanner/CAO pour pouvoir travailler avec des prothésistes. Cette nouvelle offre sera commercialisée à partir de novembre 2006, elle comprend un scanner développé par Smart Optics et le logiciel CC Soft que MB Dental est en train de franciser. Ce logiciel a été développé par des prothésistes allemands qui voulaient un logiciel ouvert, c'est-à-dire offrant un import et un export STL.
Enfin, la société canadienne Biocad est venue présenter au congrès ARIA CAD-CAM un logiciel de CAO dentaire qui a été développé par le CRFI pour l'implantologie, puis étendu à la conception de structures de bridges. Dans un premier temps lors de la conférence, j'ai été très séduit, d'une part par l'interface graphique utilisateur du logiciel, très conviviale, et d'autre part, par le discours de son créateur, critique via à vis des centres de production captifs et en faveur de l'ouverture des systèmes. Mais j'ai ensuite été très déçu de constater sur leur stand que commercialement la démarche de Biocad s'inscrit elle aussi dans une captation des prothésistes par un concept de place de marché. En effet, un commercial m'a précisé que le logiciel n'est pas vendu seul. Tout comme chez la plupart des centres de production, le modèle commercial vise à vendre le logiciel avec un scanner et ensuite on ne pourra l'utiliser que pour acheter des prestations de fabrication chez des centres de production agréés par Biocad, ces centres reversant des royalties à Biocad pour chaque produit fabriqué. Le prétexte : Biocad engage sa responsabilité juridiquement en cas de problème lié à la fabrication. Le logiciel serait-il un leurre pour vendre une adhésion à une place de marché. Les places de marchés que je connais dans d'autres secteurs visent à mettre en relation des acheteurs avec un panel de fournisseurs, elles proposent un outil de gestion des appels des offres et des commandes, mais n'imposent pas des outils de conception.
Conclusion : en l'espace de quelques mois, on est passé d'un monopole à déjà quatre offres sur le marché de la CAO dentaire (scanner/logiciel). De plus, d'après leurs fournisseurs, toutes ces solutions de CAO proposent une sortie STL, permettant d'utiliser une imprimante 3D de son choix ou de s'adresser, soit à des prestataires de services en fabrication de modèles par impression 3D, soit à des centres de production n'imposant pas d'outil de CAO. Et contrairement à ce que veulent faire croire certains, pour protéger leurs intérêts, il en existe, comme vous pourrez le découvrir dans la suite de cet article. Par ailleurs, la société Materialise (Belgique), éditeur du populaire logiciel Magics pour le traitement de fichiers STL et également éditeur d'un logiciel de simulation pour l'implantologie dentaire, vient de créer en août dernier une filiale dédiée au dentaire : Materialise Dental, dont 40% du capital est détenu par Dentsply (USA) qui a investi 20.000 d'euros. Cette volonté affichée d'un éditeur de logiciels de s'adresser au domaine dentaire devrait contribuer à l'accroissement des logiciels ouverts.
Du côté des imprimantes 3D, comme nous venons de le voir, on est également passé d'une offre unique à trois machines proposées pour le dentaire. En réalité, il existe sur le marché d'autres systèmes de fabrication additive permettant de réaliser des maîtres-modèles pour la fonderie. L'AFPR, Association de la Fabrication et Prototypage Rapide (www.afpr.asso.fr), peut vous renseigner sur les offres de systèmes de fabrication par procédé additif adaptés à la fabrication de modèles pour la fonderie. Suite ... http://www.afpr.asso.fr/data/info/articles/061030_1.htm _________________ « Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/ |
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