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Détection du cancer

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Robert Nyst
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MessageSujet: Détection du cancer   Jeu 12 Avr - 16:26

http://www.unige.ch/presse/communique/98-99/cancer.html

Détection et suivi du cancer grâce à une prise de sang !
Pour la première fois, le point de la situation lors d'un colloque international


Comment détecter un cancer de manière précoce? "Par une prise de sang" ont répondu en 1996 Philippe Anker et Maurice Stroun, chercheurs à l'Université de Genève. Ils ont en effet mis en évidence la présence de fragments d'ADN altéré, véritable signature d'une tumeur, dans le plasma du sang. Depuis cette découverte, plus de cinquante laboratoires dans le monde ont poursuivi des recherches dans ce domaine.

Pour la première fois, les chercheurs concernés se réuniront à Annecy, du 18 au 20 août 1999, pour confronter leurs résultats à l'occasion du symposium Circulating Nucleic Acids in Plasma/Serum. Au programme, des discussions sur l'origine de ces fragments d'ADN dans le sang, sur le développement d'un test sanguin accessible à tous les praticiens et le point sur de nouveaux domaines d'application.

En 1989, le Dr Philippe Anker et le Dr Maurice Stroun de la Section de biologie de la Faculté des sciences prouvent l'existence de fragments d'ADN tumoral dans le plasma sanguin. Cette découverte ouvre la voie à une possibilité de diagnostic précoce du cancer et à la mise au point d'une méthode de détection par simple test sanguin.

Aujourd'hui, plus de cinquante laboratoires travaillent sur le sujet dans le monde entier. Afin de confronter leurs résultats, ils ont été conviés par les deux chercheurs de l'Université de Genève à assister au symposium Circulating Nucleic Acids in Plasma/Serum. Présidé par le Dr Sidransky de la Johns Hopkins University School of Medecine (Baltimore, USA), ce colloque international, réunissant plus de septante chercheurs, se tiendra du 18 au 20 août 1999 à Annecy (Haute-Savoie).

A cette occasion, plusieurs sujets seront abordés par les spécialistes qui traiteront notamment de la portée de cette nouvelle méthode. "Cette technique peut servir à la détection du cancer mais également au pronostic des chances de survie du patient et à son suivi", expliquent Philippe Anker et Maurice Stroun, organisateurs du colloque. La détection précoce constitue un élément central dans la prévention du cancer, car elle augmente les chances de guérison du malade.

Plusieurs entreprises pharmaceutiques assisteront également à ce symposium. Certaines présenteront des travaux qui portent sur la simplification et l'automatisation du test sanguin. Cette technique, utilisée jusqu'à présent à titre expérimental, est encore trop compliquée pour être utilisée de façon routinière dans les hôpitaux.

Des résultats prometteurs
En utilisant l'analyse de l'ADN, les chercheurs se sont intéressés à différents types de cancers. A l'occasion du symposium, ils présenteront quelques résultats très prometteurs.

Certains scientifiques se sont par exemple intéressés au cancer du pancréas, difficile à différencier d'une pancréatite qui est un type d'inflammation. Grâce à l'analyse de l'ADN du plasma, il a été possible de détecter la présence de tumeurs malignes dans cet organe, près d'un an avant le diagnostic clinique.

Dans le cas des cancers ORL (nez, gorge, oreilles), ce sont entre 80 et 95% des tumeurs qui peuvent être détectées par cette méthode.

En outre, cette dernière permet de pronostiquer, lors d’un mélanome, la présence de métastases, c'est à dire d'évaluer la gravité du cancer.

Une étude a également été menée en Gambie (Afrique de l'ouest) où un grand nombre de personnes souffrent du cancer du foie. Cette maladie se déclare à la suite de l'hépatite virale B et d'une exposition à l'aflatoxine, une protéine qui contamine les arachides. Les résultats de la recherche montrent qu'il est possible de déceler dans l'ADN du plasma, les premiers symptômes d'une évolution maligne sur des personnes ne présentant apparemment aucune maladie du foie.

D'autres domaines d'application ont été étudiés. Il est notamment apparu que des fragments d'ADN du fœtus circulaient dans le plasma sanguin de la mère. "Cette découverte permettra d'obtenir des renseignements sur l'enfant sans passer par une amniocentèse risquée" expliquent les organisateurs. "Ainsi, par simple prise de sang chez la mère, il est déjà possible de déterminer le groupe Rhésus de l'enfant, dès le premier semestre de la grossesse."

Enfin, les scientifiques discuteront de l'origine des fragments d'ADN dans le plasma. Parmi les différentes hypothèses qui seront examinées, les chercheurs s'arrêteront notamment sur la possibilité d'un nouveau mécanisme. Certains résultats montrent en effet que des cellules vivantes libèrent activement et en permanence de l'ADN.

Circulating Nucleic Acids in Plasma/Serum
Implication in Cancer Diagnosis, Prognosis or Follow up and in Prenatal Diagnosis
Présidé par Dr. D. Sidransky du Johns Hopkins University School of Medicine
du 18 au 20 août 1999 au Palace Hôtel de Menthon-Annecy (Haute-Savoie)
Le symposium est soutenu par la Ligue suisse contre le cancer, l'Association européenne de recherche sur le cancer et des entreprises suisses.

Accès libre pour les journalistes

Pour plus de renseignements ou si vous souhaitez obtenir un interview,
n'hésitez pas à contacter le Dr Anker et le Dr Stroun,
Faculté des sciences de l'Université de Genève
Tél. (0041 22) 702 63 37 ou 702 63 38

_________________
« Dans le désert si vous voulez de l’eau fraîche laissez-la s’évaporer ! » http://www.dentaire.com/AlliagesPorositesBrasuresEtPorcelaines.pdf http://users.telenet.be/sous.la.poussiere.des.grimoires/
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Robert Nyst
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MessageSujet: Le cancer de la bouche, du pharynx et du larynx   Jeu 12 Avr - 16:35

http://www.prevention.ch/lescancerssphereorl.htm

Qu'est-ce que le cancer?

La vie commence toujours à l'intérieur d'une cellule qui se divise et se multiplie avant de se différencier. Les cellules normales fonctionnent entre elles de manière synchrone et harmonieuse. Elles se rassemblent pour former des tissus bien différenciés qui formeront eux-mêmes les organes du corps.
La maladie cancéreuse apparaît lorsqu'une partie des cellules normales commencent à se transformer et à se diviser de façon anarchique pour devenir malignes ou dangereuses. Si les mécanismes de défense du corps ne sont pas capables de détruire ces cellules malades, leur nombre continue d'augmenter pour former une tumeur, tout d'abord bien délimitée. Avec le temps, cependant, la tumeur va envahir les tissus voisins pour les détruire progressivement. Les cellules cancéreuses peuvent également utiliser la voie lymphatique ou sanguine pour atteindre des régions du corps très éloignées de leur point de départ, où elles formeront de nouvelles tumeurs appelées métastases.
Le mot "cancer" est un terme générique qui désigne près de 150 types de tumeurs différentes affectant les divers organes du corps, le tissu myéloïde (ou moelle osseuse) qui fabrique les cellules du sang ainsi que le système lymphatique.
Si le cancer est la deuxième cause de décès en Suisse, suivant de près les maladies cardiovasculaires, il n'est pas toujours mortel puisque plus de la moitié des 30 000 personnes atteintes chaque année guérissent définitivement. Il faut savoir en outre que les chances de guérison augmentent dans tous les cas où la tumeur est encore bien délimitée. C'est pourquoi il est essentiel de détecter et traiter les maladies cancéreuses à un stade précoce.

La Ligue contre le cancer tient à votre disposition une documentation riche et variée:



  • des dépliants vous informent de manière générale sur les cancers les plus fréquents;
  • une documentation détaillée vous apprend comment vous pouvez prévenir le cancer en vous alimentant de façon saine et équilibrée, en modérant votre consommation d'alcool, en évitant de fumer, en vous exposant raisonnablement au soleil et en vous soumettant à des examens de détection;
  • enfin, des brochures élaborées spécialement à l'intention des personnes atteintes d'un cancer leur expliquent quelles sont les méthodes thérapeutiques les plus courantes (chirurgie, médicaments et autres) et les moyens de se faire suivre après le traitement afin de confirmer la guérison ou de contrôler l'évolution de la maladie.
  • Toutes ces publications sont disponibles en français, en italien et en allemand. Pour les obtenir, il vous suffit d'appeler
    le 0844 85 00 00.

Si vous avez des questions particulières ou si vous souhaitez mieux connaître le cancer, vous pouvez aussi utiliser notre ligne téléphonique gratuite, ouverte le lundi, mardi, mercredi de 10 h 00 à 18 h 00 et le jeudi et vendredi, de 14 h 00
à 18 h 00, au 0800 55 42 48.


Ligue suisse contre le cancer Effingerstrasse 40, case postale 8219 3001 Berne

Le cancer de la bouche, du pharynx et du larynx (cancers de la sphère ORL)
Les cancers de la sphère ORL (nez-gorge-oreilles) sont localisés dans presque 90 pour cent des cas à l'intérieur de la bouche (lèvres, plancher buccal, langue, gencives, joues, palais dur), dans la partie supérieure du pharynx (amygdales palatines, voile du palais, racine de la langue), dans la partie inférieure du pharynx (qui entoure le larynx) et dans le larynx (cordes vocales).

Fréquence
Les cancers de la sphère ORL touchent chaque année en Suisse environ 1100 personnes (16 sur 100 000) dont 80 pour cent sont des hommes et 20 pour cent des femmes. Au moment du diagnostic, une personne sur six n'a pas encore 50 ans, plus d'une personne sur deux a entre 50 et 70 ans, et 30 pour cent sont plus âgées. Les cancers de la sphère ORL sont plus particulièrement fréquents en Suisse romande, en France, en Italie et en Espagne.
(Source. Association suisse des registres des cancers, 1983-1987)

Symptômes
Les cancers de la sphère ORL sont presque tous indolores au début. En outre, les symptômes ressemblent beaucoup à ceux d'une affection grippale et sont souvent considérés comme des signes banals. C'est pourquoi il convient de prendre très au sérieux toute lésion de la muqueuse buccale (p. ex. une plaie qui durcit), les troubles de la déglutition ou de la mastication, l'enrouement, la toux, les expectorations sanguinolentes, les douleurs irradiant dans les oreilles, ainsi que la présence d'une nodosité dans la région du cou. Ces symptômes sont considérés en effet comme des signes d'alarme et doivent faire consulter.

Causes
Les voies digestives et aériennes supérieures sont en contact direct avec de nombreuses substances cancérigènes présentes dans la nourriture, les liquides, la fumée, la vapeur et la poussière. L'effet de ces substances sur la muqueuse constitue très certainement l'une des causes des cancers de la sphère ORL, l'association du tabac à l'alcool constituant par ailleurs à elle seule le principal facteur de risque. En effet, plus de 75 pour cent des cancers de la sphère ORL sont diagnostiqués chez des personnes qui boivent et fument de façon chronique et excessive. La maladie se manifestant aussi chez des non-fumeurs abstinents, quoique beaucoup plus rarement, on suppose qu'elle est également liée à d'autres facteurs (alimentaires, professionnels ou héréditaires).

Prévention et détection précoce
Les personnes qui privilégient une alimentation saine, qui consomment des quantités modérées d'alcool et renoncent totalement au tabac, tout en ayant une bonne hygiène dentaire, diminuent considérablement leur risque d'avoir un cancer de la sphère ORL. Sachant que les tumeurs détectées à un stade précoce sont guérissables à 80 ou 100 pour cent, tous les hommes de plus de 40 ans qui souffrent de symptômes ORL pendant plus de trois semaines devraient se faire examiner attentivement par un spécialiste. La plupart des cancers de la sphère ORL apparaissent sur la surface de la muqueuse et sont toujours mis en évidence par un examen minutieux. Certains d'entre eux se développent également à partir de taches rouges ou blanches localisées dans la bouche et le larynx et considérées comme des précurseurs du cancer. Malheureusement, quatre à six mois s'écoulent en moyenne entre l'apparition des symptômes et la première consultation médicale. Plus de la moitié des cancers ORL sont donc diagnostiqués tardivement, lorsqu'ils ont déjà envahi les ganglions lymphatiques du cou. Heureusement, les métastases pulmonaires ou hépatiques (migration des cellules cancéreuses dans un autre organe) surgissent beaucoup plus tard et sont rarement diagnostiquées en même temps que la tumeur-mère.

Confirmation du diagnostic
S'il suspecte une tumeur, le médecin pratiquera un examen radiologique et endoscopique complet, le second sous narcose complète, et prélèvera de petits fragments de tissu pour les faire analyser au microscope. L'endoscopie (examen direct des voies aériennes et digestives à l'aide d'instruments spéciaux) comprend l'examen de la muqueuse de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l'oesophage, de la trachée artère et des bronches. Elle permet notamment de délimiter l'étendue de la tumeur et de détecter d'autres lésions suspectes, afin de les faire analyser.

Traitement
La chirurgie (ablation de la tumeur) et la radiothérapie constituent les deux méthodes thérapeutiques les plus efficaces pour soigner les cancers de la sphère ORL. Elles sont parfois complétées par la chimiothérapie. Dans tous les cas, le choix du traitement dépend de la localisation, de la taille et de l'étendue de la tumeur (atteinte des ganglions lymphatiques) ainsi que de l'âge et de l'état général de la personne, qui doit pouvoir supporter une opération. Le meilleur traitement étant toujours celui qui offre les plus grandes chances de guérison avec le moins d'effets secondaires sur le plan esthétique et fonctionnel, le traitement des cancers de la sphère ORL doit permettre à la personne de conserver trois fonctions vitales pour l'être humain, à savoir respirer, manger et parler. Une équipe composée de médecins spécialisés dans plusieurs disciplines conseillera à la personne le traitement qui se révèle le plus adapté à sa situation tout en l'informant, ainsi que les membres de sa famille, des différentes étapes du traitement et des avantages et désavantages des diverses possibilités thérapeutiques.
Le traitement englobe la tumeur-mère et les vaisseaux lymphatiques qui se situent des deux côtés du cou. Les petites tumeurs peuvent être opérées ou irradiées, l'efficacité de ces deux méthodes étant qualitativement la même. Les tumeurs découvertes à un stade avancé nécessitent par contre un traitement combiné associant, soit la chirurgie et la radiothérapie (après l'opération), soit la radiothérapie et la chimiothérapie, le second étant complété par une intervention chirurgicale en cas d'échec.
Le but de l'opération est d'ôter toute la tumeur, y compris une partie du tissu sain qui l'entoure ("marge de sécurité") tout en conservant autant que possible l'organe atteint (chirurgie partielle). Malheureusement, la situation est souvent telle qu'elle rend obligatoire l'ablation totale de l'organe, intervention qui implique une perte de la fonction. La personne doit par ailleurs se soumettre à un examen dentaire préalable afin de soigner les dents malades et prévenir les caries par l'application de fluor.

Suivi médical et séquelles
Les personnes qui ont subi l'ablation partielle ou totale du larynx (laryngectomie) respirent à l'aide d'une trachéostomie (abouchement de la trachée artère à la peau à l'aide d'une incision pratiquée à la base du cou) dont l'entretien nécessite des soins minutieux. L'ablation totale du larynx entraîne la perte définitive de la voix normale, handicap généralement ressenti comme une véritable mutilation. Il convient par conséquent d'apporter une importance toute particulière à la rééducation vocale. Septante pour cent des personnes réapprennent à parler avec l'aide d'un spécialiste, soit en apprenant la voix oesophagienne, produite par l'expulsion contrôlée de l'air préalablement "avalé" dans l'oesophage, soit à l'aide d'un instrument électronique spécial ou d'une prothèse posée dans la trachéostomie. Les contacts avec les groupes d'entraide régionaux, qui font partie de l'Union des associations suisses des laryngectomisés, peuvent se révéler très utiles. (La Ligue contre le cancer se tient par ailleurs à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent recevoir des adresses et des numéros de téléphone, ou la brochure intitulée "Laryngectomisé, et après...", spécialement écrite à l'intention des personnes ayant subi une laryngectomie.
Les opérations partielles de la langue, du pharynx et du larynx nécessitent un suivi post-opératoire prolongé (trachéostomie provisoire, alimentation par sonde gastrique) et une réadaptation le cas échéant (déglutition, voix). Si la majorité des personnes ne ressentent que de légers désagréments à long terme, quelques-unes se plaignent toutefois d'une voix rauque ou modifiée, de difficultés à la mastication, de troubles de la déglutition ou d'une diminution de la mobilité au niveau de l'épaule. Enfin, la radiothérapie diminue la sécrétion salivaire et provoque par conséquent un dessèchement des muqueuses.
Les personnes qui ont été soignées pour un cancer de la sphère ORL doivent se soumettre à des contrôles médicaux réguliers afin de détecter le plus tôt possible une éventuelle récidive ou une nouvelle tumeur dans les voies aériennes supérieures, les bronches ou l'oesophage.

Chances de guérison
Les tumeurs découvertes à un stade précoce ont généralement un bon pronostic. Toutefois, les chances de guérison dépendent également de la localisation de la tumeur: plutôt bonnes pour les cancers superficiels de la muqueuse, les petits cancers des cordes vocales et les tumeurs dont l'étendue ne dépasse pas l'intérieur du larynx, elles le sont beaucoup moins pour les tumeurs qui ont déjà infiltré les tissus voisins ou les ganglions lymphatiques qui se trouvent des deux côtés du cou (métastases).
Il faut savoir également qu'une personne sur sept aura un second cancer de la sphère ORL dans sa vie. Par ailleurs, les personnes qui continuent de boire et de fumer de façon excessive après le traitement augmentent considérablement leur risque de développer un carcinome multiple, c'est-à-dire plusieurs tumeurs apparaissant en même temps à plusieurs endroits de la sphère ORL. Enfin, les personnes qui bénéficient d'un apport vitaminique complémentaire (surtout la vitamine A) et qui renoncent totalement à boire et à fumer augmentent leurs chances de survie.

La recherche aujourd'hui
Les scientifiques s'efforcent plus particulièrement d'améliorer la qualité de vie des patients, de développer de nouvelles techniques permettant de pratiquer une détection précoce et d'intervenir par voie endoscopique (notamment à l'aide du laser pour les petites tumeurs), d'augmenter l'efficacité de la radiothérapie et de la chimiothérapie (notamment par l'utilisation de nouveaux médicaments, seuls ou associés à une radiothérapie) et de tester l'efficacité de la vitaminothérapie pour prévenir les carcinomes multiples.
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Robert Nyst
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MessageSujet: Re: Détection du cancer   Jeu 6 Sep - 12:45

http://www.ordredesdentistesduquebec.qc.ca/dossiers_sante/images/Cancer_Buccal_Fr.pdf
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MessageSujet: Re: Détection du cancer   Jeu 6 Sep - 12:56

http://www.oncologie-argenteuil.com/spip/article.php3?id_article=5

Cancers de la cavité buccale

Le cancer de la cavité buccale se forme dans les cellules de la bouche. La bouche est la partie du corps qui permet de goûter, de mastiquer et d’avaler les aliments. Elle intervient dans la parole et la respiration. La plupart des cancers de la cavité buccale prennent naissance dans les cellules squameuses plates qui tapissent l’intérieur de la bouche. Normalement, ces cellules sont assez résistantes aux lésions, mais des agressions répétées par des produits chimiques ou des frottements peuvent causer des ulcères ou des plaies douloureuses (lésions précancéreuses) qui sont à l’origine d’un cancer.

Les causes du cancer de la cavité buccale.

Le cancer de la cavité buccale n’est pas attribuable à une seule cause, mais certains facteurs pourraient accroître le risque qu’une personne en soit atteinte : âge (particulièrement après 50 ans) ; sexe (diagnostic plus fréquent chez les hommes) ; tabagisme, surtout s’il s’accompagne d’une consommation abusive d’alcool ; usage de tabac à chiquer ; consommation abusive d’ alcool, surtout si elle s’ajoute au tabagisme ; exposition excessive des lèvres au soleil ; certains problèmes médicaux au niveau des tissus buccaux ; Le cancer de la cavité buccale peut parfois apparaître en l’absence de tous ces facteurs de risque. Un régime alimentaire comportant de 5 à 10 portions de fruits et légumes par jour peut aider à prévenir le cancer de la cavité buccale.

Signes et symptômes du cancer de la cavité buccale

Les signes et symptômes du cancer de la cavité buccale peuvent être perceptibles relativement tôt. Il est très rare que ce type de cancer entraîne de la douleur ; par contre, toute plaie, irritation ou boursouflure dans la bouche ou bosse dans le cou persistant plus de deux semaines devrait être examinée sans tarder par un médecin ou un dentiste. La présence de plaques blanches ou rouges à la texture veloutée dans la bouche peut indiquer un état précancéreux, d’où la nécessité d’en faire part à un médecin ou un dentiste. Les signes et symptômes décrits ci-dessous ne sont pas nécessairement annonciateurs d’un cancer de la cavité buccale ; ils peuvent en effet avoir d’autres causes. Pour en avoir le cœur net, il est important de consulter un médecin ou un dentiste : ulcères ou plaies buccales qui n’arrivent pas à guérir, plaies ou plaques semblables à des verrues sur les lèvres, mal de gorge persistant, plaies sous les prothèses dentaires, bosse sur une lèvre, sur la langue ou dans le cou, difficulté à mastiquer, avaler ou parler, excroissance non douloureuse sur la lèvre, formant une croûte sèche qui saigne lorsqu’on l’enlève, maux de dents ou dents branlantes, saignements, douleurs dans l’oreille ou la mâchoire

Diagnostic du cancer de la cavité buccale

Avant d’envisager l’éventualité d’un cancer de la cavité buccale, votre médecin ou votre dentiste vous a interrogé sur votre état de santé et vous a examiné pour en déceler des signes. Si un ulcère, une bosse ou des plaques blanches ou rouges inhabituelles se sont formés dans votre cavité buccale, il est possible que votre médecin ou votre dentiste ait utilisé des instruments spéciaux permettant de regarder de plus près l’intérieur de votre bouche. Il faut généralement effectuer un certain nombre de tests spéciaux pour confirmer un diagnostic de cancer de la cavité buccale. En voici quelques-uns :Techniques d’imagerieTests (radiographie par rayons X, échographie, tomodensitométrie [TDM], imagerie par résonance magnétique [IRM] et scintigraphie osseuse) permettant d’effectuer un examen approfondi des organes, des tissus et des os. Ces examens peuvent causer de l’inconfort, mais ils ne sont généralement pas douloureux. Pour confirmer un diagnostic de cancer de la cavité buccale, le médecin peut demander des radiographies des sinus, du crâne et des poumons ainsi que des examens de la tête et du cou par TDM ou par une technique d’IRM.BiopsieIntervention généralement requise pour établir avec certitude un diagnostic de cancer. Elle consiste à prélever des cellules ou des tissus afin de les examiner au microscope. Si les cellules sont cancéreuses, il faudra ensuite déterminer leur vitesse de prolifération. Il existe de nombreux types de biopsies. L’intervention pouvant aider à poser un diagnostic de cancer de la cavité buccale est appelée endoscopie ; elle permet d’examiner l’intérieur de la bouche à l’aide d’un tube étroit, muni d’une loupe. Dans certains cas, elle peut servir à prendre des clichés en plus d’effectuer une biopsie de toute lésion potentiellement cancéreuse. Le médecin peut également prélever des échantillons de tissus provenant des ganglions lymphatiques du cou. L’endoscopie est habituellement pratiquée sous légère anesthésie. Les tests permettront également de déterminer le grade (degré de malignité) des cellules cancéreuses. Les cellules de grade faible se reproduisent lentement et ont généralement peu tendance à envahir les tissus avoisinants. Les cellules de grade élevé prolifèrent plus rapidement que celles de grade faible et sont plus susceptibles de se propager à d’autres parties de l’organisme.

Traitement du cancer de la cavité buccale

Chaque cas est particulier. La décision des médecins reposera sur les points suivants : le type de cancer diagnostiqué, son grade (degré de malignité), son stade, les preuves scientifiques de l’efficacité du traitement pour ce type de cancer ainsi que votre état de santé général. Vos médecins vous demanderont de leur fournir des renseignements qui les aideront à choisir le traitement approprié dans votre cas. Vos traitements seront prodigués par une équipe soignante composée de médecins, d’infirmières et d’autres spécialistes. Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à vous adresser à l’un ou l’autre de ces professionnels de la santé. Les personnes atteintes d’un cancer reçoivent souvent une combinaison de traitements, notamment ceux qui sont décrits ci-dessous.Chirurgie Ablation totale ou partielle d’une tumeur et de certains tissus avoisinants. Dans les cas de cancer de la cavité buccale, la décision de recourir à la chirurgie dépend de la taille et de l’emplacement de la tumeur. Si l’intervention entraîne un changement d’apparence, des troubles du langage ou des difficultés à s’alimenter, une chirurgie plastique de reconstruction peut parfois être envisagée.RadiothérapieDestruction des cellules cancéreuses par des rayons X de haute énergie. Elle peut affecter les tissus sains entourant la tumeur, mais ses effets secondaires peuvent généralement être maîtrisés. En radiothérapie externe, les rayons sont dirigés directement sur la tumeur de façon à épargner les tissus sains avoisinants. En radiothérapie interne, ou curiethérapie, la substance radioactive est placée directement dans une tumeur.Chimiothérapie Administration de médicaments empêchant le développement et la propagation des cellules cancéreuses. Ces traitements peuvent affecter des cellules saines et provoquer des effets secondaires : nausées, vomissements, perte d’appétit, fatigue, perte des cheveux et risques accrus d’infection. La plupart des patients tolèrent relativement bien la chimiothérapie et ses effets secondaires peuvent habituellement être atténués ou maîtrisés.
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Détection du cancer

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